Canadian Arctic Expedition Blog

December 25th, 1914

Chipman, O’Neill, le Dr Anderson, Aarnout Castel, le cuisinier Sullivan (Cockney) et Eikie sont arrivés vers 10 h. […]  L’Alaska s’est rendu à l’île Herschel, où l’équipage a constaté qu’aucun navire ne s’y trouvait, pas même le Ruby qui transportait toutes nos provisions. Cette année, seul le Herman est parvenu à contourner la Pointe Barrow et à atteindre l’île Herschel. […] L’Alaska a donc quitté l’île sans courrier ni autres provisions que du distillat et du charbon. Il a atteint l’île Bailie sans problème, mais s’y est échoué en raison de vents impétueux et d’une marée montante de 1,22 mètre. L’équipage a dû décharger le navire pour le remettre à flot. Une fois cette tâche terminée, la saison était trop avancée et il aurait été trop dangereux de recharger l’Alaska pour tenter de nous rejoindre. […]

Sweeney, Blue et Mike sont donc restés à bord de l’Alaska (avec deux familles inuites vivant sur le rivage), tandis que le reste de l’équipage – le Dr Anderson, Aarnout, Sullivan et Eikie – est parti nous rejoindre avec un traîneau. Ils ont rencontré Chipman et O’Neill à Keats Point, où O’Neill avait passé les six derniers jours, retenu par des blizzards. […] Nous avons passé le reste de la journée à célébrer notre réunion […]. Au cours de la soirée, le docteur a remis à chacun d’entre nous du papier à lettres portant le timbre « Canadian Arctic Expedition » dans la partie supérieure. […] Nous avons bien soupé et dégusté un gâteau de Noël avant de terminer avec […] et quelques craquelins et chocolats. Tout le monde a passé une excellente journée.

Diamond Jenness
Anthropologue
Arctic Odyssey – The Diary of Diamond Jenness 1913-1918, edited by Stuart E. Jenness, Canadian Museum of Civilization, 1991.

On sent une petite note d’allégresse à travers les écrits de Jenness qui semble heureux de retrouver quelques-uns des « siens ». Dans un contexte où la famille était à plusieurs milliers de kilomètres et qu’il était impossible de joindre ses proches avec les moyens de communication que nous connaissons aujourd’hui, le sentiment d’isolement devait frapper durement. Voir revenir quelques collègues après plusieurs semaines, parfois quelques mois, devait être un réel bonheur. Quoi de mieux pour célébrer Noël quelque part au cœur de l’Arctique?

Karine

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