Canadian Arctic Expedition Blog

Esquimalt, B.C. 12th April 1913

Je certifie par la présente que j’ai fait subir un examen médical à John Munro, E.R.A. 3e classe O.N.20190, et que je le trouve en bonne santé et tout à fait apte à faire le travail requis dans la salle des machines, mais que je considère qu’il n’a pas le physique exceptionnel indispensable pour soutenir l’effort qu’imposent de longs déplacements en traîneau sur la banquise.

Son cœur, quoique organiquement sain, a tendance à être légèrement irrégulier et d’un rythme trop rapide pour que M. Munro soit une personne apte à entreprendre un travail exceptionnellement exigeant.

T. A. Smyth
Chirurgien à bord du NCSM Rainbow

© Government of Canada. Reproduced with the permission of the Minister of Public Works and Government Services Canada (2011). Library and Archives Canada/Department of Marine fonds/Vol. 472, file no. 84-2-10

Les conditions difficiles et surtout l’imprévisibilité des événements à venir ont, depuis toujours, exigés que les explorateurs soient en bonne santé physique, qu’ils soient explorateurs des pôles, ou encore astronautes dans l’espace. Le groupe d’hommes qui s’apprêtaient à partir pour l’Arctique pour une durée de trois ans n’a pas échappé à cette règle.  Une évaluation de l’état de santé était menée pour s’assurer qu’ils avaient la résistance pour survivre aux conditions extrêmes de l’Arctique. Au-delà de l’endurance physique, quelles sont les qualités essentielles pour être un bon explorateur? Une grande capacité d’adaptation ou beaucoup de débrouillardise, une pleine maîtrise de ses états d’âme ou peut-être un brin de folie?

Karine

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