
Photo: John R. Cox
© Musée canadien des civilisations 39521
Ces deux femmes s’apprêtent à dire au revoir à leur époux. L’une retrouvera son mari trois ans plus tard, l’autre ne se doute certainement pas qu’elle ne le reverra plus.Celle de droite, madame Murray, est l’épouse de l’océanographe James Murray. À gauche, madame Anderson, est l’épouse de Rudolph Martin Anderson, le zoologue de l’expédition également en charge de l’équipe Sud.
James Murray quittera Victoria en compagnie de Vilhjalmur Stefansson et de Rudolph M. Anderson à bord d’un bateau à vapeur. Ils se rendent à Nome, en Alaska, pour veiller à l’achat de chiens de traîneau et autre équipement nécessaire pour l’expédition.
Lorsque le Karluk quittera Nome après son escale, James Murray est à son bord ainsi que Vilhjalmur Stefansson. Rudolph M. Anderson, quant à lui, poursuivra sa route vers l’Arctique à bord de la goélette Alaska. Quand le Karluk se retrouve pris dans les glaces, le capitaine Bartlett recommande que l’équipage trouve refuge sur l’île Wrangel. James Murray est un de ceux qui n’atteindront jamais l’île, périssant quelque part sur les glaces de l’Arctique.
Encore aujourd’hui des hommes et des femmes quittent leurs proches pour aller explorer le monde, pour percer les secrets de l’espace ou encore pour aller combattre. Certains périples s’annoncent plus dangereux que d’autres, mais ils ont tous en commun que la fin demeure inconnue. Comment les proches composent-ils avec la séparation, leurs inquiétudes et l’attente?
Karine
