« Nous avions presque épuisé nos provisions, et nous étions de nous nourrir de ce que nous trouvions dans la nature (et Stefansson qui disait que ce serait bon pour mon estomac!). Nous avions de la bouffe d’homme blanc les dimanches seulement. Les autres jours, nous mangions de la viande de phoque, à tel point que je pensais que des nageoires allaient me pousser sous les bras. Nous avions également abattu quelques ours polaires qui avaient pénétré dans le camp un jour de brouillard. Fatigués de manger de la viande de phoque et d’ours, nous nous sommes mis à penser à ce que nous allions manger à notre retour et aux « bons gâteaux que maman nous faisait »! Toutefois, autour de nous, il n’y avait que des morceaux de phoque. Nous utilisions seulement des lampes à graisse pour faire la cuisine, et jetions tous les os d’ours et de phoque dans le feu pour permettre à la graisse de fondre… Nous n’avions ni savon, ni tabac, ni thé, ni café! Une vie de misère! »
August Masik
Second officier, Polar Bear
Bibliothèque et Archives Canada/Mikan 97783
Bientôt tous les membres de l’expédition retrouveront le confort de leur foyer et le bonheur d’une alimentation plus variée. N’ayant pas trouvé de nouveau continent, les membres de l’expédition se regroupent, organisent leurs collections et partent en bateau pour l’Alaska. Le périple de cinq ans des membres de l’Expédition canadienne dans l’Arctique prend fin en novembre 1918 avec un dernier voyage, mené par Storker Storkersen sur les glaces au nord de l’Alaska. Son retour en novembre marque la fin de l’Expédition canadienne dans l’Arctique.
Karine
