Canadian Arctic Expedition Blog

October 31st, 1913

La première chose qui se passe quand on approche d’un campement, c’est que tout le monde se précipite dehors pour nous accueillir. Les gens nous sourient, disent parfois salut et font signe de la main, tant les hommes que les femmes. Ensuite, ils nous aident à décharger le traîneau et nous font entrer chez eux. Dans le couloir, on fait un arrêt pour secouer la neige des vêtements, pour éviter qu’à la tiédeur de la pièce, cette neige ne fonde et ne mouille tout. On enlève les moufles, les bottes et le manteau extérieur, parfois avec l’aide de l’hôtesse qui les met à sécher. Ensuite, habillé de vêtements secs, on s’installe confortablement, tandis que la maîtresse de maison fait rougir le poêle et prépare rapidement des biscuits avec de la farine, de la levure et de l’eau mélangées; elle les fait cuire au four et vous offre un repas à engloutir avec du thé en quantité illimitée. Si on le peut, on ajoute quelque chose à leurs provisions, thé, biscuits de mer, beurre, sucre, ou autre. Tout le monde est gai et heureux et l’on se met à échanger des nouvelles. Quand nos vêtements sont secs, l’hôtesse les examine pour s’assurer qu’ils n’ont pas besoin d’être raccommodés; si c’est le cas, elle sort son aiguille, du fil et son dé, et en un rien de temps, tout est réparé.

Diamond Jenness
Antropologue
Arctic Odyssey – The Diary of Diamond Jenness 1913-1918, edited by Stuart E. Jenness, Canadian Museum of Civilization, 1991.

Cette description de Diamond Jenness ne vous rappelle-t-elle pas votre arrivée lorsque vous visitez des parents ou amis? L’accueil chaleureux, le déchargement des bagages, la préparation d’un repas où vous apportez votre contribution, les échanges de nouvelles, tout cela dans un climat de joie et d’heureuse convivialité? Peut-être que la personne qui vous reçoit n’entreprendra pas de vérifier si vos vêtements ont besoin d’être reprisés (!), mais il est fort probable qu’elle s’assurera que vous ne manquiez de rien et tout particulièrement si vous devez reprendre la route. De nombreuses situations décrites par les explorateurs, même si elles avaient lieu dans un contexte extraordinaire, révèlent aussi que certains gestes sont universels, peu importe où vous vous trouvez sur la terre.

Karine

One Response to October 31st, 1913

  1. john says:

    Nice blog.

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