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Les fouilles archéologiques
Des spécialistes en muséologie de la Commission
archéologique du Canada souhaitaient reconstituer des
éléments d'un site excavé au Canada et dont la
fouille avait été marquée par autant de
problèmes archéologiques que possible. Ce faisant, ils
espéraient qu'une personne qui n'aurait pas eu la possibilité
de visiter l'endroit même d'une fouille pourrait comprendre le
rapport entre les artefacts et les caractéristiques, tout comme
l'avait fait l'archéologue qui les avait découverts.
Pour parvenir à ces fins, le site choisi devait :
avoir
été occupé pendant longtemps et renfermer des
dépôts profonds pour démontrer la stratigraphie;
renfermer
une gamme d'artefacts bien préservés, y compris des ossements,
du bois, des coquillages et des pierres;
comporter
une vaste gamme de caractéristiques, comme des vestiges d'habitations,
des endroits réservés à la préparation des
aliments, des endroits réservés à la fabrication
des outils et des cimetières, susceptibles d'évoquer le
mode de vie des personnes qui avaient occupé l'endroit.
Les archéologues du Musée ont fini par choisir le
Boardwalk (GbTo 31), dans le havre de Prince Rupert, sur la
côte nord de la Colombie-Britannique, jugeant qu'il
correspondait le mieux aux exigences associées à la
nouvelle salle. Ce site, qui a été fouillé
entre 1968 et 1970 par des équipes de l'ancien Musée
national de l'homme (aujourd'hui le Musée canadien des
civilisations), correspond à l'emplacement du principal
village d'hiver d'une des neuf tribus tsimshianes de la côte.
Il mesure 182,4 mètres (600 pieds) le long de la côte
sur 60,8 mètres (200 pieds) vers l'intérieur des terres
et s'enfonce à 61 mètres (200 pieds) sous terre. On
estime qu'il contient 14 000 mètres cubes (500 000 pieds
carrés) de vestiges culturels.
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Date de création : 17 août 1998 | Mise à jour : 31 mai 2011