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La société et la culture tsimshianes
La richesse et le rang
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Une mère kitwankool et sa fille portant des insignes de haut rang.
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La société tsimshiane comptait trois classes :
les nobles, les gens du commun et les esclaves.
La noblesse comprenait la famille immédiate des chefs de
chaque tribu. Parmi les privilégiés, on comptait les
hommes et les femmes qui étaient chefs ainsi que leurs enfants.
Les gens du commun constituaient la majorité et ils
offraient d'accomplir certaines tâches en témoignage de
leur appui à leur chef, dont le succès à la
guerre ou à l'occasion de fêtes déterminait le
prestige, le sien et le leur.
Les esclaves étaient la propriété des chefs.
Il s'agissait de captifs de guerre qu'on avait d'abord offerts à
leurs tribus respectives contre rançon. Ceux qui n'étaient
pas rachetés, ainsi que leurs descendants, devenaient des esclaves
héréditaires.
Comme il y avait peu de mariages entre membres de classes
différentes, il y avait peu de mobilité sociale.
Maison du chef Skagwait à Fort Simpson, en 1879, dont la
façade est peinte d'un oiseau mythique appelé Rotten
Gibelk. Sur la plage, on voit des canots et un mât
totémique de Castor qui porte une coiffure de potlatch
à anneaux.
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Les familles étendues, ou les lignages se réclamant
d'un ancêtre commun, vivaient dans plusieurs grandes maisons en
bois. La maison du chef le plus honorable était
généralement la plus grande; elle était
située au centre du village jouxtée, de chaque
côté, par les maisons des chefs de rang inférieur.
Les familles étalaient fièrement leurs armoiries sur les
poteaux intérieurs de la maison, sur les mâts
totémiques, sur les façades des maisons, sur les
vêtements et sur plusieurs autres objets de la maisonnée
ou de cérémonie.
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Dessin de «Petit Rat» Guraklh (Johnny Laknitz) du lignage
du Loup, Kitwanga. Autour de sa tête et de ses épaules,
il porte des bandes en cèdre tissé qui, selon la
croyance, protégeaient le corps de la perte de son âme.
(Dessin de W. Langdon Kihn, 1924)
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La société tsimshiane était
matrilinéaire : tous les enfants héritaient leur
lignage ou leur affiliation clanique de leur mère. Le
statut et la succession héréditaire revenaient au
fils aîné de la sur aînée du
père. Les garçons vivaient avec leur père
biologique jusqu'à l'âge de neuf ou dix ans, moment
où ils allaient vivre avec leur oncle maternel. Les
filles continuaient à vivre avec leurs parents
jusqu'à leur mariage et leur déménagement
dans la maison de leur mari. Il était interdit
d'épouser quelqu'un du même lignage. Il y avait quatre
lignages : le Corbeau, le Loup, l'Aigle, et le Lilas de montagne
(pour les Gitksans) ou l'Épaulard (pour les Tsimshians de
la Côte et du Sud ainsi que pour les Nisga'as).
Dessin de Mawlaken, femme chef du lignage du Corbeau à
Gitsegyukla. Elle porte une coiffure dont le bandeau est
décoré d'un oiseau et le côté de peaux
d'hermine. Au sommet, un cercle de barbes de lion de mer retient
un aigle, dont elle se servait pour asperger les invités
lorsqu'elle dansait pendant les réjouissances.
(Dessin de W. Langdon Kihn, 1924)
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Chaque lignage occupait des territoires qui comprenaient un
éventail de ressources économiques, à savoir
des rivières à saumon, des lieux intertidaux de
pêche à barrage situés à l'embouchure
des rivières, des terrains plats pour déterrer les
palourdes, des zones de pêche à la morue et au
flétan ainsi que des bandes de terre pour le bois et la
récolte de l'écorce. Chaque clan avait aussi des
droits quant à ses armoiries, ses mythes, ses danses et
ses chants de famille.
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Dessin de Simedeek du lignage de l'Aigle, chef suprême
de Kitwanga. Il porte une couverture chilkat et une coiffure dont
le bandeau a la forme d'un aigle.
(Dessin de W. Langdon Kihn, 1924)
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Aux potlatchs, chaque personne était assise d'après
son rang. L'ordre dans lequel elle recevait des invitations et
des dons était déterminé par sa position
dans la hiérarchie.
Dessin de «Coq de bruyère aux yeux fermés»,
chef du Lilas de montagne, Gitsegyukla. Il porte une couverture
à boutons.
(Dessin de W. Langdon Kihn, 1924)
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