![]() |
![]() ![]() |
![]() |
Métiers et artisanat |
Les pots de pierre et d'argile constituent l'une des catégories les plus importantes d'artefacts égyptiens. Ils nous éclairent sur l'évolution de la culture de la période prédynastique à la fin de l'ère pharaonique. Les rives du Nil fournissaient la boue et l'argile utilisées pour fabriquer objets de céramique . On faisait cuire la nourriture dans des pots en argile, qui servaient aussi à conserver les céréales, l'eau, le vin, la bière, la farine et les huiles. Les paniers étaient l'autre type de récipient qu'on trouvait à la maison. On les confectionnait à partir des roseaux et des feuilles des dattiers poussant le long du Nil.
Dans l'échelle sociale, les artisans qualifiés se trouvaient au-dessus des ouvriers ordinaires. Ils apprenaient leur art d'un maître qui assurait la pérennité du style dans les beaux objets qu'ils créaient tant pour les vivants que pour les morts. Les femmes s'adonnaient au tissage, à la fabrication du pain et de parfums, et aux travaux d'aiguille. Très peu de créations artistiques étaient signées, et une compétence exceptionnelle était récompensée par l'accession à une position sociale plus élevée.
Les menuisiers fabriquaient une vaste gamme de produits, des poutres des toits aux meubles et aux statues. Ils avaient comme outils des scies, des haches, des ciseaux, des herminettes, des maillets de bois, des polissoirs en pierre et des forets à archet. Comme le bois de construction était rare dans l'Égypte ancienne, on l'importait de pays tels que le Liban.
Les sculpteurs devaient obéir à des règles stylistiques très strictes. Des tailleurs de pierre façonnaient et dégrossissaient d'abord la pierre à l'aide de marteaux de pierre. Pour les bas-reliefs , les dessinateurs traçaient le contour des images sur la pierre avant qu'une équipe de sculpteurs ne commence à les sculpter avec des ciseaux de cuivre. Une poudre abrasive fine servait à polir la pierre avant qu'on y peigne les images.
![]() |
Dans cette illustration, des artisans du temple
de Karnak polissent et peignent une statue en granit rouge de
Thoutmosis III, et y gravent une inscription.
Je vais vous décrire aussi le maçon : Tiré de Satire of the Trades (Satire des métiers), texte du Moyen Empire reproduit dans Ancient Egyptian Literature, de Miriam Lichtheim Dessin : John Ide |
|
Les anciens Égyptiens ont réalisé de
nombreuses
statues
monumentales et grandeur nature de pharaons, de nobles, de dieux
et de déesses. Ils se représentaient comme des personnes
fières et pleines d'assurance capables de gouverner leur pays et
de braver leurs ennemis.
Pour fabriquer des récipients en pierre, on façonnait la pierre et on en lissait l'extérieur avec des abrasifs tels que le sable quartzeux. On se servait d'un foret en forme de manivelle pour creuser l'intérieur. |
|
|
On se servait en bijouterie de divers types de pierres semi-précieuses. Pour faire des perles, les artisans cassaient des pierres et les façonnaient en les roulant entre d'autres pierres. Après avoir percé un trou à travers les perles au moyen d'un foret à archet, ils roulaient celles-ci dans un récipient creux contenant un abrasif pour en affiner la forme. |
Le mot iqdou (boue du Nil) servait à désigner la profession du briquetier et du potier, qui utilisaient la boue du Nil pour fabriquer leurs produits.
| Le métier de briquetier était un des plus humbles de l'Égypte ancienne. Pour faire des briques, on mélangeait à la boue du Nil du sable, de la paille et de l'eau. On plaçait le mélange dans des moules en bois pour donner aux briques leur forme. Ensuite, on retournait les moules et on tapait dessus pour démouler les briques, qu'on laissait sécher au soleil. Les briques étaient abondamment utilisées dans l'Égypte ancienne pour construire toutes sortes de bâtiments, des demeures des paysans aux palais du pharaon. |
|
Les potiers produisaient de grandes quantités de récipients utilitaires. Ils mélangeaient de la bouse de vache, de l'eau et de la paille à de la boue pour produire une argile prête à être façonnée au tour. Ils recouvraient souvent la surface extérieure des pots d'un engobe rougeâtre et/ou la décoraient au moyen d'un style ou d'un peigne avant de faire cuire les pots au four.
Quand la moisson était bonne, la quantité de
céréales
récoltées en Égypte
dépassait de loin les besoins du pays. On en exportait donc
beaucoup dans les pays voisins, assurant au Trésor
égyptien une riche source de recettes. L'économie
égyptienne était basée sur le troc. Au
marché, on utilisait des poids de pierre pour déterminer
la valeur des céréales et d'autres denrées
alimentaires.
Les marchands égyptiens établirent un vaste réseau
commercial afin de se procurer des biens d'autres pays. L'or des mines
de Nubie orientale était, par exemple, échangé
contre des matières premières ou des biens
manufacturés.
Les femmes de toutes classes pouvaient gagner un salaire, posséder des biens et employer des ouvriers, mais c'est au sein de la famille qu'elles avaient surtout un rôle à jouer. Le titre de la plupart des femmes était celui de « maîtresse de la maison ». Elles étaient considérées comme les égales des hommes devant la loi, et pouvaient intenter des poursuites en dommages-intérêts et demander le divorce.
Les scènes
musicales des peintures murales semblent témoigner
de la prédominance des femmes parmi les musiciens du Nouvel Empire.
On utilisait
la musique
à des
fins
profanes et religieuses,
et
de nombreuses femmes de haut rang de cette période étaient
associées à un culte en tant que « chantres »
d'un dieu local. La harpe, le luth, la flûte, le hautbois, le
tambourin et le sistre (hochet) étaient les principaux instruments
utilisés.
menu principal |
civilisation |
vie quotidienne