Cette législation, adoptée par le Parlement britannique, donne naissance au Canada, le 1er juillet 1867. La nouvelle fédération est politiquement indépendante et comporte quatre provinces : le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et le Québec. L’Acte de l’Amérique du Nord britannique (actuellement la Loi constitutionnelle) établit la répartition des responsabilités et des pouvoirs de chaque échelon de gouvernement de la nouvelle fédération et définit les droits de ses habitants. L’Acte est à la fois le plus grand atout du Canada et sa plus grande source de difficultés : il crée une fédération qui dure et s’épanouit pour devenir un État paisible, prospère et bien gouverné, tout en mettant au défi des gouvernements successifs de modifier la formule d’amendement et la répartition des pouvoirs prévus pour répondre aux besoins des habitants. Au début, quand on essaie d’obtenir la participation du gouvernement fédéral à la prestation de services sociaux, comme les soins de santé, cela ne donne rien parce que l’Acte attribue aux provinces la responsabilité des soins de santé. Peu à peu, les gouvernements fédéral et provinciaux trouvent un compromis dans les limites de l’Acte selon lequel les provinces, soutenues par des subventions fédérales, offriront des soins de santé répondant à des normes nationales. En exigeant un compromis fédéral-provincial, l’Acte contribue à l’évolution du régime universel d’assurance maladie en tant que programme national de bien-être social financé par le gouvernement et administré par les provinces.
En 1898, les Infirmières de l’Ordre de Victoria (VON) ouvrent un hôpital pavillon à Regina, en Saskatchewan, pour offrir des soins de santé aux résidants de la ville, qui est en pleine expansion. L’Ordre fut établi par le Conseil national des femmes et lady Aberdeen (Ishbel Gordon), épouse du gouverneur général du Canada.
Saskatchewan Archives Board, R-B535