Entre 1929 et 1932, tandis que les économies nationales et internationales s’effondrent, les Canadiens et les Canadiennes de toutes les classes sociales subissent la chute la plus catastrophique de leurs revenus de l’histoire. Au pire de la crise, le revenu moyen par habitant plonge de 48 %; ceux des professionnels baissant de 36 % entre 1928 et 1933. Le coût de la vie diminue de 25 %. En 1933, un médecin ontarien exerçant en milieu rural reçoit « vingt poulets, plusieurs canards, des oies, une dinde, des pommes de terre et du bois » en guise d’honoraires. Mary Louise Matheson, fille et petite-fille de praticiens d’Halifax, se souvient de son enfance en Nouvelle-Écosse et des histoires qu’elle entendait « de familles qui ne pouvaient pas payer leurs soins médicaux. Mon grand-père recevait souvent du poisson, des homards, de la viande, des fruits et des légumes en guise de paiement. » (Helen Heeney, éd., Life Before Medicare: Canadian Experiences, Toronto, Ontario Coalition of Senior Citizens’ Organizations, 1995, p. 61, traduction)
Des membres de la Single Men’s Unemployed Association se rendent au temple de l’Église Unie de la rue Bathurst, à Toronto, vers 1930. Quand les économies occidentales s’effondrent, en 1929, les hommes parcourent le pays à la recherche de travail.
Bibliothèque et Archives Canada, publiée dans le Toronto Star, C-029397