Soutenu par la majorité du Cabinet, Martin introduit la Loi sur l’assurance hospitalisation et les services diagnostiques, le 25 mars 1957. Cette législation sociale marque un tournant et conduira à un degré de contrôle fédéral sans précédent par le biais de règlements qui seront promulgués plus tard. Chaque province doit établir une division de planification des hôpitaux, leur délivrer des permis, les inspecter et les superviser, approuver leurs budgets, recueillir les statistiques prescrites et soumettre les rapports nécessaires, et donner à tous l’accès aux services assurés selon des modalités universelles. Malgré les critiques de l’opposition concernant l’exclusion des sanatoriums et des hôpitaux psychiatriques et le manque de fonds pour l’administration, la législation est adoptée à l’unanimité à sa troisième lecture, le 10 avril 1957. Le Sénat y donne son assentiment, deux jours plus tard. Ainsi le gouvernement fédéral reconnaît-il son devoir de verser des fonds et fournir de l’aide technique aux provinces dont les régimes répondent aux critères énoncés dans la Loi. Ensemble, les gouvernements fédéral et provinciaux mettront en place des normes nationales qui donneront à la population accès à des services hospitaliers et diagnostiques modernes par le biais de régimes soutenus par les impôts, plutôt que selon leur capacité d’acheter ce genre de produits.
Cette caricature de Roberts Chambers, parue en 1957, quelques jours après l’adoption de la Loi sur l’assurance hospitalisation et les services diagnostiques, législation marquant un tournant, montre trois dirigeants provinciaux, Robert Stanfield (Nouvelle-Écosse), Hugh Flemming (Nouveau-Brunswick) et Douglas Campbell (Manitoba), traînant sur la plage.
Bibliothèque et Archives Canada, no acc. 1982-166-6. © Succession Robert Chambers