Cet ornement de lance est fabriqué d'une longue toile de
coton de couleur accompagnée de 22 plumes d'aigle royal le long
d'un rebord et de bandes de tissu apposées dans le sens de la
longueur d'un côté. On dit que les plumes, qui sont
principalement blanches à la base et noire sur la pointe, sont
particulièrement prisées, puisqu'il est difficile de les
obtenir d'un aigle qui doit avoir au moins deux ans.
(Ktunaxa, Kootenay)
Cette couverture ou ce tapis constitue un exemple intéressant du
processus de tressage à brins cordés et à motifs chez les Salish de
l'intérieur, d'un type qu'ont aussi fabriqué avec de la
laine de chèvre les Salish du littoral à la fin du 19e
et au début du 20e siècles. Il est tissé au moyen de
chiffons de couleurs variées et tressé en forme de zig-zag.
(Nlaka'pamux)
Réunies à la taille par une ceinture tressée d'écorce de
cèdre (qu'utilisaient certains peuples du Ntlak inférieur), ces
jambières sont fabriquées de bandes d'écorce de cèdre placées
dans le sens de la longueur et tressées dans un sens
perpendiculaire avec des bandes de chanvre. (Nlaka'pamux)
Cette mante, qui protège de la pluie, est tissée à partir
d'écorce de taillis de sauge et ornée de daim. Les extrémités
en écorce sont suspendues, ce qui procure un effet de frange. On
dit que ce type de mante était porté par les gens les plus pauvres
et les femmes les plus âgées de la communauté qui l'utilisaient
également à d'autres fins, par exemple, pour dormir.
Chez les peuples du Ntlak supérieur, les gens qui devaient se
déplacer sous une pluie diluvienne enfilaient habituellement des
tapis ordinaires sur la tête et les épaules. Ces vêtements de
protection improvisés contre la pluie étaient retenus en position
avec les mains ou au moyen de corde ou de tiges de bois. Cependant,
lorsqu'il pleuvait, quelques individus des deux sexes portaient
des capes élaborées fabriquées d'écorce tissée et garnies de
fourrure. Certaines de ces capes présentaient de longues franges et
leur longueur variait de façon à couvrir les épaules ou
descendaient jusqu'en dessous de la taille. ( Nlaka'pamux)
Ces sacs de peau crue remontent à très loin et on les a repeints
à deux ou trois reprises. Lorsque la peinture originale commençait
à s'user, on la grattait pour repeindre alors le sac en
dessinant un motif nouveau et habituellement différent. Malgré que
les gens des deux sexes aient pu peindre ces sacs, celui-ci l'a
été par une femme du Ntlak supérieur. Les motifs géométriques et
les couleurs servant à orner le sac présentent un sens particulier.
Par exemple, les carrés bleus représentent les lacs, alors que les
lignes rouges évoquent la terre ou un sol rocailleux. ( Nlaka'pamux)
Cette selle de cheval repose sur un cadre fabriqué de bois et
recouvert de peau crue cousue au moyen de babiche. La selle est
munie d'un pommeau surélevé (poignée sur la partie avant) et
d'un troussequin (partie arrière). (Ktunaxa, Kootenay)