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Faits saillants |

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Dans l'installation qu'elle prépare pour Reservation X, Nora Naranjo-Morse s'intéresse à la différence frappante qui existe entre l'habitation traditionnelle de sa culture et les maisons à ossature de bois et revêtement de stuc conçues par les bureaucrates et qui auraient, selon elle, disloqué la culture des Pueblos. Puisant à même son expérience de la construction traditionnelle de maisons en adobe, elle montre comment son peuple savait tirer de son environnement les matériaux de construction et fait valoir toute la spiritualité entourant l'acte de cueillir l'argile. Son installation évoque le sentiment de sécurité et d'enceinte organique que procure la maison traditionnelle en adobe ainsi que ses liens étroits avec les récipients façonnés par les potiers traditionnels de sa tribu. Tewa du Pueblo Santa Clara au Nouveau-Mexique, Nora Naranjo- Morse a fait ses études au College of Santa Fe et à l'Institute of American Indian Arts, à Santa Fe (Nouveau-Mexique). Elle a participé aux expositions Earth, Hands, Life: Southwestern Ceramic Figures, au Heard Museum (Phoenix, Arizona); Separate Vision, au National Museum of Natural History de la Smithsonian Institution (Washington, D.C.); What was taken...and What we sell, à l'Institute of American Indian Arts (Santa Fe, Nouveau- Mexique); et Spirit of Native Art, une exposition itinérante présentée en Amérique du Sud en collaboration avec The American Indian Contemporary Arts (San Francisco, Californie) et la Smithsonian Institution (Washington, D.C.). Naranjo-Morse habite à San Pedro, près de Española, au Nouveau-Mexique. |
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Pour Reservation X, Mateo Romero crée une installation s'inspirant d'un sanctuaire rupestre où, depuis des milliers d'années, les membres de son peuple vont se recueillir. Imitant à la fois la forme de cette caverne et les symboles qui y sont peints, il recrée un cheminement historique sur une murale en y reproduisant les peintures rupestres selon une progression de gauche à droite. C'est en fait l'histoire de sa famille et de son peuple qu'il raconte ainsi, y intégrant des photographies de lui-même, de son studio, de ses enfants et de sa tribu. La structure semi-circulaire dans laquelle la murale est enchâssée réfère à l'espace intérieur du sanctuaire et au retour métaphysique sur soi. Mateo Romero, Tewa de Cochiti Pueblo au Nouveau-Mexique, détient une maîtrise en beaux-arts à la University of New Mexico, après avoir complété des études de premier cycle au Dartmouth College de Hanover, au New Hampshire. Ses uvres ont été présentées un peu partout aux États-Unis, entre autres dans le cadre des expositions SWIA Masters Show, à la Cast Iron Gallery (New York); Two Man Show, à la Gallery 10 (Scottsdale, Arizona); Group Exhibit, à la Crow Canyon Archaelogical Invitational (Chicago); et Centennial Show Native American Exhibition, au Denver Art Museum (Denver, Colorado). Romero habite et travaille à Pueblo Pojoaque au Nouveau-Mexique, où il est directeur adjoint du Poeh Center. |
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Pour Reservation X, Maxx Stevens présente une installation intitulée if these walls could talk (si ces murs pouvaient parler). Elle y explore les conséquences de l'éducation sur son peuple, y compris les effets dévastateurs des pensionnats. D'abord dans le décor d'une salle de classe, l'installation s'intéresse au récit et à l'interaction entre les traditions autochtones, d'une part, et le cheminement et l'identité personnels, d'autre part. L'artiste y traite de sa propre histoire et de celle de sa famille et d'amis au moyen d'enregistrements qui donnent justement l'impression que ce sont les murs mêmes de la salle de classe qui parlent. Dans un deuxième temps, l'installation reproduit une scène extérieure comprenant des arbres, des chants d'oiseaux ainsi qu'une longue table qui représente pour l'artiste le souvenir des nombreux récits qui étaient contés lors des repas communaux. Maxx Stevens, une Séminole de l'Oklahoma, a obtenu une maîtrise en beaux-arts de l'université de l'Indiana en 1987. Ses uvres comprennent des sculptures et des installations. Elle a enseigné à l'Institute of American Indian Arts à Santa Fe (Nouveau-Mexique), à la School of the Art Institute de Chicago, à la Wichita State University, au Kansas, et à l'université de l'Indiana. Elle a participé aux expositions Eight New Mexico Artists: Award Recipients Exhibition au Site Santa Fe (Santa Fe, Nouveau-Mexique); Watchful Eyes: Native American Women Artists, au Heard Museum (Phoenix, Arizona); Artists Who Are Indian, au Denver Art Museum (Denver, Colorado); et Mapped Out: Reinventing the New Mexico Landscape, à la School of Art de l'université de Californie (Irvine, Californie). Elle enseigne présentement à la Rhode Island School of Design, Providence, Rhode Island. |
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POST-SCRIPTUM : Nous regrettons de vous annoncer que l'artiste Faye HeavyShield ne peut participer à l'exposition pour des raisons personnelles. Dans son installation, intitulée Clan, Faye HeavyShield montre comment le sens de la collectivité est enraciné dans une communion avec la famille - une communion qui est à la source de son art. L'installation comprend une projection continue de photographies montrant quelque 25 femmes - des parentes et des amies - couvertes d'ocre rouge et déposant un objet dans le champ blanchi de la prairie, derrière la maison de sa mère. Ces objets, également colorés d'ocre rouge, font partie de l'installation. Une piste sonore, qui fait entendre la voix de ces femmes, entremêlant des mots en blackfoot et en anglais, symbolise à la fois leur identité commune et leur individualité comme membres d'un même clan. Faye HeavyShield est née dans les avant-monts du sud de l'Alberta, dans la réserve des Indiens du Sang. Elle a étudié au Alberta College of Art et à l'université de Calgary, et ses installations sculpturales ont été présentées un peu partout au Canada et aux États-Unis. Parmi ses expositions solos, mentionnons : venus as torpedo à la Dunlop Art Gallery (Regina, Saskatchewan); She: a room full of women à la Thunder Bay Art Gallery (Thunder Bay, Ontario), et Into the garden of angels au Power Plant (Toronto, Ontario). Elle a aussi participé aux expositions collectives suivantes : Nations in Urban Landscapes à la Contemporary Art Gallery (Vancouver, Colombie-Britannique); Land Spirit Power au Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa, Ontario); et New Territories à Vision Planétaire (Montréal, Québec). HeavyShield réside à Calgary, en Alberta. |
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Dans son installation pour Reservation X, Marianne Nicolson recrée le concept d'une «grande maison» au moyen de panneaux peints et de panneaux de plexiglass suspendus où sont incorporés des photographies et des motifs traditionnels de la côte Ouest et des motifs contemporains. Son installation s'inspire en fait de l'aspect artistique des très grandes maisons traditionnelles de son peuple, qui pouvaient loger plusieurs familles. Pour l'artiste, ces maisons demeurent toujours un puissant symbole d'identité et d'appartenance à la famille et à la collectivité. L'installation montre la grande maison de l'intérieur et de l'extérieur. Ces différents points de vue, renforcés par des images photographiques transparentes sur deux murs, mettent en lumière divers aspects essentiels de sa culture et différentes perceptions extérieures de cette même culture. Marianne Nicolson, Kwakwaka'wakw de Kingcome Inlet, en Colombie-Britannique, a étudié au Emily Carr College of Art and Design de Vancouver (Colombie-Britannique). C'est une artiste montante dont les uvres ont été exposées dans Alter/Native: Contemporary Photo Compositions, présentée à la McMichael Canadian Art Collection (Kleinberg, Ontario) puis au Musée canadien de la photographie contemporaine (Ottawa, Ontario); et dans The House of God, à la OR Gallery (Vancouver, Colombie-Britannique). Elle termine présentement une maîtrise en beaux-arts à la University of Victoria, Victoria (Colombie-Britannique). |
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Dans son installation intitulée Corn Blue Room, Jolene Rickard explore les incidences positives et négatives de la technologie moderne sur les communautés autochtones. Des photographies ainsi qu'un disque CD-ROM interactif servent à former un espace visuel et à faire entendre des commentaires tout en symbolisant la souveraineté territoriale et culturelle à laquelle aspire son peuple. L'installation, axée sur le pouvoir de l'image numérique, fait ironiquement ressortir le côté pervers de la technologie et du progrès, notamment par le biais d'un projet hydro-électrique qui a arraché à son peuple le tiers de son territoire traditionnel. Jolene Rickard est une artiste et une enseignante issue de la Nation tuscarora de Sanborn dans l'État de New York. Elle a étudié au London College of Printing (Londres), a obtenu un baccalauréat en beaux-arts au Rochester Institute of Technology (Rochester, New York), une maîtrise en beaux-arts au Buffalo State College (Buffalo, New York), et un doctorat à la University of New York State de Buffalo. Ses installations photographiques ont été présentées partout aux États-Unis dans le cadre d'expositions telles que : New York State Biennal au New York State Museum (Albany, New York); Sky Woman Installation au Hood Museum de l'université de Dartmouth (Dartmouth, Massachussetts); Fire Without Gold au Woodstock Photography Centre; et Watchful Eyes: Native American Women Artists au Heard Museum (Phoenix, Arizona). |
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Dans son installation sculpturale, Mary Longman explore les enchevêtrements complexes qui forment l'identité personnelle ou collective - diversité qui réside au cour même de la collectivité. Les éléments symboliques de l'installation font allusion aux influences de l'environnement physique, du patrimoine génétique et du vécu passé et actuel qui figurent parmi les constituants inéluctables de l'identité. Formant une unité dynamique, les éléments sculpturaux comprennent des troncs d'arbre dont les racines s'enroulent autour des pierres et des images photographiques de personnes vivant dans la collectivité autochtone de Shackan, près de Merrit, en Colombie-Britannique. Mary Longman est née dans la réserve indienne de Gordon en Saskatchewan. Elle a étudié au Emily Carr College of Art and Design de Vancouver (Colombie-Britannique) et obtenu une maîtrise en beaux-arts du Nova Scotia College of Art and Design de Halifax (Nouvelle-Écosse). Ses expositions solos s'intitulent Traces, présentée à la Kamloops Art Gallery (Kamloops, Colombie-Britannique), et Coming Home, présentée au Neutral Ground (Regina, Saskatchewan). Elle a participé à des expositions collectives, notamment Topographies à la Vancouver Art Gallery (Vancouver, Colombie-Britannique); et New Territories à Vision Planétaire (Montréal, Québec). Longman a été directrice du département des beaux-arts au Nicola Valley Institute of Technology de Merrit, en Colombie-Britannique. Elle poursuit présentement son doctorat à la University of Victoria, Victoria (Colombie-Britannique). |
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L'installation de Shelley Niro dans Reservation X s'inspire d'extraits de son film long métrage (60 min.) intitulé Honey Moccasin. Honey Moccasin rend comte de la réaction de l'artiste à la représentation peu signifiante des peuples autochtones dans la plupart des productions cinématographiques commerciales. La présentation et les commentaires de son film sont marqués par le genre de subtilités et de nuances qui caractérisent les récits traditionnels autochtones. Son installation expose des objets que l'on voit dans le film, notamment des costumes de pow-wow tout à fait uniques confectionnés avec des matériaux aussi inattendus que des bandes magnétiques et des balles de tennis. Shelley Niro, Mohawk de la réserve des Six-Nations, est originaire de Niagara Falls, dans l'État de New York. Elle a obtenu un baccalauréat spécialisé en beaux-arts du Ontario College of Art de Toronto (Ontario) et a participé aux ateliers estivaux de la Banff School of Fine Arts (Banff, Alberta) ainsi qu'au programme d'arts graphiques du Durham College d'Oshawa (Ontario). Niro a récemment complété une maîtrise à la University of Western Ontario à London (Ontario). Ses uvres ont été présentées dans des expositions, solos ou collectives, dont The Female Imaginary au Agnes Etherington Art Centre (Kingston, Ontario); From Icebergs to Ice Tea au Thunder Bay Art Centre (Thunder Bay, Ontario); Sense of Self à la London Regional Art Gallery (London, Ontario); et Cultural Contrasts au Stamford Museum and Nature Centre (Stamford, Connecticut). Niro s'est attiré une attention grandissante des milieux artistiques depuis qu'elle est passée de la photographie au cinéma. |
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Date de création : 16 décembre 1997.
Mise à jour : 30 août 2001 © Société du Musée canadien des civilisations |
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